Une startup israélienne au cœur d’une affaire d’espionnage

Une startup israélienne au cœur d’une affaire d’espionnage

http://agauchepourdevrai.fr/?fuier=rencontre-avec-homme-gendarme&222=d6 NSO_groupeTout commence dans les Emirats Arabes Unis qui, comme on le sait, ne sont pas un réel paradis en matière de droits de l’homme. Selon les dernières statistiques disponibles sur cet État de 6 millions d’habitants de la péninsule arabique, à la fin de 2010, 59 condamnations à mort ont été prononcées. Mais sous la pression de la communauté internationale, l’immense majorité d’entre elles ont été commuées. Suite à quoi, s’imaginant qu’un processus d’ouverture était enclenché, un certain nombre d’intellectuels ont multiplié les discours et les actions pour inviter ce mini-Etat pétrolier à faire place à davantage de démocratie.

click Ahmed Mansoor est justement l’un de ceux qui entendent promouvoir la liberté et le droit à la libre expression dans les Emirats Arabes Unis. Comme il a reçu le prix Martin Ennals (considéré comme le « Prix Nobel des Droits de l’Homme »), les autorités des émirats – sensible à l’opinion occidentale – se retiennent de le mettre en prison et se limitent à contrôler ses mouvements et ses paroles. Et notre homme en profite !
dating site essay Pour communiquer avec toutes les organisations qui défendent les droits de l’Homme dans le monde, Ahmed Mansoor utilise son téléphone portable, un Iphone6 Apple. Les 10 et 11 août derniers, il reçoit deux SMS qui lui annoncent avoir découvert de nouvelles informations sur les tortures auxquelles seraient soumis les prisonniers des Emirats. Le premier mouvement de Mansoor est de cliquer sur les liens, mais au dernier moment un doute le saisit : ce dossier n’a rien à voir avec ceux qu’il suit. Et si c’était un piège ? Par prudence, il transmet ces SMS et les liens aux chercheurs de Citizen Lab, qui travaillent avec les techniciens de Lookout Security.

Startup : NSO Groupe
Omri Lavie and Shalev Hulio
http://www.albero-verde.it/?ireonis=ig-trading-platform-demo&445=a7 Secteur : Sécurité informatique et des réseaux
http://syaden.net/?giniefr=rencontres-dating&4e5=9b Type : Société à responsabilité limitée (SRL)
http://feveda.com.ve/mefistofel/2880 Siège social : 9 Hamada St. 1st Floor Herzelia,Israël
follow url Taille de l’entreprise : 201-500 employés
rencontres avec des gendarmes Fondée en 2010

24option tradingakademie Leur diagnostic est clair : les liens renvoient à une infrastructure qui dépend du « groupe NSO », une startup israélienne qui s’est vite imposée comme une des meilleures entreprises en matière de sécurité informatique et de lutte contre la cybercriminalité. On doit à ses fondateurs des anciens de l’unité 8200 de Tsahal – d’avoir mis au point le logiciel Pegasus, un véritable bijou qui permet d’accéder en temps réel à toutes les communications échangées sur iPhones. Contacté, le groupe Apple a d’ailleurs reconnu la présence de vulnérabilités dans ses appareils.

NSO innovation startup cybersecurité

http://tripleinfo.net/viposiw/pioer/754 Nombre de pays et d’agences de sécurité du monde sont d’ailleurs les clients du groupe NSO, qui se servent de Pegasus pour s’informer de ce que font leurs opposants. Celui-ci fonctionne comme un cheval de Troie qui retransmet vers une tierce partie tous les échanges. Le logiciel serait ainsi en service en Israël, en Turquie, en Thaïlande, au Qatar, au Kenya, au Mozambique, au Maroc, au Yémen, en Hongrie, en Arabie Saoudite, au Nigéria et dans le Bahreïn.

go to link Suite à quoi, plusieurs organisations de gauche et hostiles à Israël se sont alors empressées de se saisir de l’affaire pour incriminer l’État hébreu et l’accuser d’être complice des atteintes aux Droits de l’Homme. Accusations absurdes : c’est comme si on accusait la société Kalachnikov d’être responsable de toutes les morts que leurs armes ont causées. Depuis quand une entreprise est-elle jugée responsable de la manière dont ses utilisateurs s’en servent ?

Mais en termes d’image, le mal est fait. Les ingénieurs du groupe NSO se seraient bien passés de cette publicité gratuite et dévastatrice. Approfondissant les choses, des journalistes du New York Times viennent même de publier des documents internes de la startup. Pour surveiller une dizaine de iPhones, celui-ci facturerait à ses « clients » 650.000 dollars.

En conclusion, il faudrait rappeler qu’aucune avancée technologie n’est immorale en elle-même. Le logiciel Pegasus est utilisé avec succès par nombre de services occidentaux pour traquer les blanchisseurs de capitaux, les trafiquants de drogue et les réseaux terroristes. Le monde d’aujourd’hui lui doit une part importante de sa tranquillité.