Jérusalem : 850 millions de shekels pour développer les nouvelles technologies dans la capitale d’Israël

startup_nationEn 2017, Israël fêtera la réunification de Jérusalem. A l’occasion de ce cinquantième anniversaire, le gouvernement israélien a décidé d’affecter un budget de 850 millions de shekels pour doter la capitale de l’Etat hébreu des infrastructures nécessaires au développement de nouvelles technologies.

Commentant cette décision, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré : « La physionomie de Jérusalem est en train de changer. De très intéressants changements technologiques sont en cours dans la ville sainte. » Et d’ajouter avec humour que désormais, si on continuera à y écrire des livres saints, d’autres aligneront des lignes de code et rédiger des pages de programmation.

Comment ces fonds seront-ils utilisés ?

  • Environ 40 % du budget visera à « renforcer les entreprises de nouvelles technologies déjà existantes ». Les montants attribués pourraient prendre la forme de dons ou de prêts remboursables sur 15 ans.
  • 20 % seront affectés à améliorer les infrastructures nécessaires à l’installation d’entreprises high-tech : les rendre plus facilement accessibles en utilisant les transports publics, la voiture – ou la bicyclette – et cela, sans oublier d’aménager des parcs attrayants.
  • 10 % seront attribués à diverses institutions universitaires pour diversifier leurs domaines de recherche et ouvrir de nouveaux programmes d’enseignement.
  • 15 % de ce budget s’investiront en dépenses de communication, pour promouvoir Jérusalem à l’international et comme lieu de développement d’industries nouvelles. Le but est d’attirer des chercheurs et des décideurs étrangers, et d’encourager la tenue de conférences internationales.
  • Les 15 % restants constituent une « réserve budgétaire de sécurité » pour faire face aux dépassements inhérents à la mise en œuvre de tout projet urbain.

Qui en bénéficiera ?

Pour les porteurs de projets, ces investissements représentent une chance formidable leur permettant de passer du rêve à la réalité. Une opportunité qu’exprime très bien Nadav Lankin, fondateur de « DevOpsJLM » : « Pour travailler, je devais me rendre chaque jour à Tel-Aviv, et donc faire 14 000 km par an ! Je me suis dit : pourquoi ne pas ouvrir une communauté high-tech à Jérusalem ? C’est ainsi que j’ai rassemblé toutes sortes de gens intéressés par le high-tech, scientifiques, consultants, programmeurs, financiers, etc. Et on a commencé à partager idées, projets, tendances. Des espaces de développement se sont ensuite créés, comme le Open Hub à la Bibliothèque Nationale. »

De nombreux jeunes couples d’actifs et de nouveaux immigrants viendront donc s’installer dans la capitale. A l’horizon 2025, Jérusalem – qui compte actuellement 51 % d’actifs – pourrait rejoindre la moyenne nationale (64 %).

Pour loger tous ces nouveaux venus et afin d’éviter une surchauffe du marché immobilier, il faudra prévoir de nouveaux lieux d’hébergement. C’est ce qu’a anticipé Nir Barkat, qui a mis en chantier la construction de deux immeubles locatifs rue Agnon. Il s’agit d’un projet immobilier de 70 millions de shekels, d’une capacité de 400 lits, comprenant également une surface commerciale de 1200 mètres carrés. Destinés à une population de jeunes actifs, la location de ces studios, qui devraient être livrés en octobre 2017, coûterait 1200 shekels, c’est-à-dire bien moins que le prix du marché : « Pour nous, il est stratégiquement important que des jeunes couples puissent vivre dans la ville. »

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