30 milliards de shekels, le pactole des start-ups israéliennes de cyber sécurité

Check PointCeux qui ont réussi dans la cyber sécurité n’ont pas de souci à se faire pour leur retraite. Le quotidien économique Globes estime à 30 milliards de shékels le pactole des 18 start-ups israéliennes les mieux placées sur ce créneau, qui représente seulement 8% du marché mondial de la cyber sécurité.

Au premier rang, on trouve les trois fondateurs de Check Point, la première start-up israélienne à avoir compris que le piratage en ligne des comptes bancaires allait ouvrir un nouveau marché. Gil Shwed, Marius Nacht, et Shlomo Kramers’y sont pris très tôt, puisqu’ils ont fondé Check Point il y a environ 23 ans.
Depuis, ils ont suivi des chemins différents. Gil Shwed en est toujours le PDG et il consacre la plupart de son temps à l’entreprise. Marius Nacht garde un pied dans l’entreprise puisqu’il est président du Conseil d’administration. Quant à Shlomo Kramer, il a quitté Check Point cinq ans après sa création. Il partage actuellement son temps entre plusieurs entreprises : certaines ont disparu, d’autres qui ont été vendues, et d’autres encore sont en phase de pré-éclosion…

tranquilleLes trois suivants sur la liste, sont liés d’une manière ou d’une autre aux trois fondateurs Check Point. Nir Zuk a commencé dans l’entreprise et a fini par devenir un rival de Gil Shwed en fondant Palo Alto Networks, l’un des principaux concurrents de Check Point. Mickey Boodaei a fait équipe avec Kramer pour fonder quelques startups, plus particulièrement Trusteer, qui a été vendue à IBM en 2013 pour 700 millions de dollars.

 Amichai Shulman, à la sixième place, était également partenaire de Kramer dans certaines entreprises. Il a fait fortune grâce à Imperva, cotée à Wall Street avec une capitalisation boursière de 1,5 milliard de dollars.

Après Check Point et Imperva, la troisième plus importante société de cyber sécurité israélienne parmi les sociétés cotées en bourse est CyberArk, fondée par Udi Mokady et Alon Cohen. Mokady, comme Shwed, sert encore comme directeur général, tandis que Cohen a préféré placer ses actions dans l’un des fonds de capital-risque israéliens qui avait permis le développement de son entreprise. Actuellement la capitalisation boursière de CyberArk des États-Unis de 1,3 milliard de dollars.

Le reste de la liste est composée de jeunes entrepreneurs qui ont vendu leurs entreprises à des géants étrangers, principalement au cours des deux dernières années. Il s’agit des trois fondateurs de Adallom (rachété par Microsoft l’été dernier pour 320 millions de shékels). Même chose pour les trois fondateurs de Towersec (rachetée par Harman pour 70 millions de dollars). Idem pour deux patrons de CyActive (vendue cette année à PayPal pour 60 millions de dollars).

Point commun à toutes ces réussites : une entente parfaite entre fondateurs, du début à la fin de leur aventure… même si certains ont fini par faire cavalier seul.